Edward Bach (1886-1936) - Père des élixirs floraux

Il commence sa carrière en tant que médecin allopathe puis se formera à l'Homéopathie. Il sera même surnommé le "second Hahnemann" ! Parallèlement, il va se vouer intensément à son activité de bactériologiste. Ce travail de chercheur va l'aider à aiguiser son sens aigu de l’observation (de la maladie, de la santé, de l’Homme…).

Il associa ses recherches en bactériologie à son amour de l’Homéopathie. Son but intime était de trouver des remèdes purs et naturels qui viendraient en aide aux gens. Il voulait soutenir les processus de vitalité de l’individu grâce à la connaissance de son caractère (émotions, attitudes, comportements, terrain…). Cette approche fait penser à celle de la psycho-somatisation moderne.

C’est après un épisode de coma (à l’âge de 31 ans, en 1917) et, aussi, grâce à sa rencontre avec Rudolf Steiner en 1924 (à l'âge de 38 ans), qu’il s’engagea pleinement dans la recherche d’une médecine nouvelle, résolument centrée sur l'individu et non sur la maladie. Ses recherches bactériologiques se sont associées à ses capacités psychiques pour déterminer les vertus des fleurs. L'étude de la rosée sera sa clef essentielle pour découvrir la florathérapie. Il su allier la rigueur du scientifique à une sensibilité spirituelle fine (grâce à sa force d’empathie notamment).

Voici quelques extraits de la pensée d'Edward Bach ("La guérison par les fleurs" - éd. Le Courrier du Livre) :

  • "La maladie est dans son essence le résultat d’un conflit entre la personnalité et l’Esprit et ne sera jamais extirpée sans un effort spirituel et mental. Les méthodes matérialistes actuelles ne viendront jamais à bout de la maladie, pour la simple raison que la maladie, à son origine, n’est pas matérielle… ".
  • "Quand on a découvert le défaut (ou vice), [cause de la maladie], il ne faut pas oublier que le remède ne consiste pas à lui livrer bataille, à user de volonté et d’énergie pour faire disparaître un mal, mais à développer régulièrement, sans défaillance, la vertu opposée, ce qui aura pour effet d’effacer automatiquement de notre nature toute trace indésirable".
  • "Le conflit [la maladie] surgit quand notre personnalité s’écarte de la voie tracée par l’Âme [Céleste], soit par l’entraînement de nos propres passions, soit par la persuasion des autres"
  • "Un autre grand facteur de succès est d’aimer la Vie, de ne pas considérer l’existence simplement comme un devoir à supporter aussi patiemment que possible, mais à trouver une joie réelle dans l’aventure de notre voyage dans ce monde".

Son plus grand mérite aura été de se pencher sur les vertus des fleurs… pour mettre en corrélation leurs qualités particulières et les "états d’âmes" humains. Ainsi, par exemple, l’état d’âme de la détresse est contrebalancé par l'élixir floral de l'Etoile de Bethléem…

Pour réussir à faire passer les qualités particulières des fleurs jusque dans le cœur de l’individu il étudia surtout la rosée… qui devint, en procédé alchimique-scientifique : l’Infusion Solaire de Fleurs. A la fin de sa vie, il aura mis en évidence 38 élixirs floraux. Ces élixirs (ou quintessences florales) s’évertuent à corriger 7 groupes d’états d’âmes majeurs.

Il a aussi créé un composé floral (ou bouquet) de cinq fleurs baptisé remède d’Urgence (ou "First Aid remedy" ou "Rescue"). Au laboratoire Deva, le remède d'urgence est nommé "Assistance". L'élixir floral du Lotus y a été adjoint. Cette fleur aide les autres fleurs à travailler en synergies et elle amplifie leurs propriétés spécifiques.

Marc Le Vacon

Liens avec des créateurs et distributeurs d'élixirs floraux de qualité :

- Les élixirs de Floraleselixirsflorauxdeflora.com

- Les élixirs du Laboratoire Deva : deva-lesemotions.com

 

Pour compléter cet article sur Edward Bach, vous pouvez trouver une brève interprétation de son thème natal sur : aucoeurdesetoiles.jimdo.com/libr-astrologie


Redécouvrir le langage des fleurs...

Que sont devenues les fleurs aujourd’hui ?
De vulgaires produits de consommation… Elles sont vendues par tonnes, au gré de spéculations et de négociations, dans des bourses mercantiles semblables à celle de Wall Street. De « merveilles de la Nature », elles sont devenues des produits de consommation. Elles sont conservées dans des frigidaires ou, pire encore, honteusement trafiquées pour leur faire apparaître des couleurs inédites… C’est l’œuvre de Dame Nature qui est travestie !

Ornements sans saveurs ou caricaturées, elles figurent sur nos vêtements sans qu’elles soient véritablement reconnaissables ; et sans que nous soyons conscients des messages qu’elles véhiculent !

Pire encore, elles sont mêmes devenues les emblèmes de partis politiques (en France et/ou à l’étranger) qui arborent leurs couleurs et s’arrogent leurs forces sans même se souvenir de leur message véritable ! Pour aller au comble de l’irrespect, leur nom devient parfois une marque de papier toilette (comme c’est le cas pour une fleur célèbre de l’Orient).               

A quoi servent les fleurs –et leurs messages– aujourd’hui ?
Les fleurs servent d’ornement sur les tables de nos fêtes entre amis ou lors d’événements. Elles sont indispensables lorsque l’on vient chez nos hôtes et, qu’ainsi, on leur signifie notre estime et reconnaissance… Même si, parfois, il est drôle d’arriver avec un joli bouquet d’Amaryllis et, ainsi, signifier à nos hôtes que nous apprécions leur orgueil et leur côté superficiel ! Heureusement nous pouvons aussi arriver avec un bouquet de Lilas et leur témoigner toute notre amitié véritable…

Elles sont aussi omniprésentes dans tous les temps forts de la vie humaine :

  • à la naissance, pour accueillir l’enfant et encourager la mère ;
  • ou encore en attribuant un nom de fleur à son enfant : ainsi Rose s’amusera avec Véronique, Jacinthe ou encore Violette… Ces messieurs auront remarqué que ce sont surtout les dames qui ont le privilège de porter des noms de fleurs… Ce n’est pas un hasard quand on pense aux messages de subtilité, de beauté et de raffinement que les fleurs délivrent ;
  • pour célébrer un mariage et pour saluer les mariés afin qu’ils fassent grandir le parfum de leurs cœurs… pour le plus grand bien de tous ;
  • mais aussi lors d’une convalescence ou du départ d’un proche qui remonte en sa patrie d’origine. Là, le parfum des fleurs apporte le courage, l’espérance, la consolation,… Elles accompagnent plus loin qu’on ne peut l’imaginer.

Mais, et ce depuis fort longtemps, c’est le langage du sentiment amoureux qui est véhiculé par les fleurs ! L’Amour et les Fleurs sont sœurs. Les poètes, inspirés par les muses, ne se sont pas trompés et ont su retraduire les qualités de la femme et les valeurs du cœur humain par les fleurs. Toutes les dimensions du langage amoureux sont révélées dans les fleurs… de l’affliction à la folie, ou encore la douceur, la sincérité et la victoire des cœurs sur la passion. Des artistes –comme les tapissiers de la Dame à la Licorne par exemple– ont fait de même en alliant le message de la pureté et de la grâce à celui de centaines de fleurs. Les sentiments humains sont merveilleusement retraduits par les couleurs, les formes et les parfums des fleurs.

Quel est le don des fleurs aux Hommes ?
Au début du 20ème siècle, un médecin gallois, Edward Bach, a su révéler une dimension harmonisante des fleurs. Cet homme possédait une formidable empathie envers son prochain (il était natif de la Balance avec un ascendant Poissons). Parallèlement, c’était un chercheur inlassable qui voulait trouver les secrets que Dieu avait déposé dans le monde de la Nature. Les fleurs, et surtout leur rosée, furent longuement son sujet d’étude et d’expérience.
Ainsi naquirent les élixirs floraux (souvent connus sous le nom de « Fleurs de Bach »).
Par une infusion solaire de fleurs, les forces, qualités et vertus de celle-ci passent dans l’eau et s’en viennent jusque dans le cœur et le corps des Hommes pour le soigner, voire contribuer à le guérir.

Par exemple :

- l’élixir floral de Violette encourage l’individu à exprimer sa sensibilité, avec clarté, aux autres. Il va aider à sortir de sa timidité ou froideur apparente, de son isolement, et oser dépasser ses gênes, pour qu’il apporte son regard sensible et précieux sur l’arrière-plan (caché) des situations et des événements.

- l’élixir floral de Calendula apporte, pour sa part, la faculté de communiquer sans passer par l’agressivité ni le besoin d’argumenter à outrance. L’élixir floral aide à lâcher le souci (autre nom du Calendula) de ne pas être compris. Il favorise l’écoute profonde. Au plus haut niveau il aide l’individu à prendre conscience du pouvoir guérisseur des mots.  

 
Quelle est « votre » fleur ?
Chacun de nous est un être unique, particulier ; avec sa « couleur », son « parfum », ses « forces »,… Le jeu consiste, dans son for intérieur, à se questionner :

- quelle est la couleur qui me touche le plus ?

- quelle est la forme géométrique de la fleur qui me fascine le plus ?

- quelle force ai-je en mon sein et qui demande à fleurir ?

Les fleurs nous demandent : « qui es-tu ? » et « qu’as-tu à donner ? »

Que ce soit en « fleurs des champs », en bouquets offerts à l’être aimé(e), ou encore sous la forme d’élixirs floraux pour nous soutenir dans nos vies,… les fleurs sont des alliées, un don généreux de la Nature qui nous encourage à nous souvenir des qualités sincères de nos Cœurs.  

Marc Le Vacon


Les huiles... c'est essentiel !

Depuis plus d'une trentaine d'années environ l'aromathérapie connaît un formidable essor… et c'est une bonne nouvelle car elle le mérite amplement !

Pour le naturopathe, Pierre-Valentin Marchesseau (1911-1994), "une médecine naturelle mal faite est toujours supérieure à une médecine chimique bien faite car elle ne pollue [presque] jamais".

Dans son esprit l'usage de remèdes naturels pour soigner une maladie était chose plus avisée que de passer par la médication chimique artificielle et, la plupart du temps, mal adaptée à l'individu et à ses caractéristiques propres.

 

À sa pensée je rajoute la mention du "presque" puisque ces remèdes naturels sont tout sauf "doux". La dénomination de "médecines douces" pour ces thérapies est inadaptée. Surtout dans l'usage des essences et/ou huiles essentielles qui sont des concentrés chimiques naturels majeurs et ultra-puissants. Les huiles peuvent irriter dangereusement la peau (elles sont dites dermocaustiques), provoquer des gênes respiratoires… Il faut savoir en faire un usage juste et avisé.

 

Le bon sens... c'est (aussi) essentiel !

Malheureusement aussi, et les auteurs P. de Bonneval et F. Dubus le résument de manière lapidaire dans leur ouvrage sur l'Aromathérapie : "l'aromathérapie est devenue une marchandise à la mode".

Les huiles essentielles sont des remèdes accessibles mais aussi -et c'est bien dommage !- des produits qui peuvent rapporter de l'argent. Ce qui fait que trop de gens fabriquent des huiles essentielles de mauvaise qualité (non biologiques, mauvaises distillations, mauvais conditionnements…). À cela s'ajoute une méconnaissance profonde du "juste usage" des huiles essentielles. Un manque patent d'information et de bon sens génère du gâchis dans ce domaine.

 

Prenons un exemple : les huiles essentielles peuvent (globalement) être avantageusement utilisées en diffusion pour assainir ou dynamiser, par exemple, l'atmosphère d'une pièce. Notons au passage que pour bien diffuser une huile essentielle dans une pièce, par exemple, il faut un appareil adapté.

Mais, avant même de pratiquer une diffusion dans une pièce, qu'est-il essentiel de faire !? Tout simplement : aérer, ventiler, oxygéner… C'est tout simple ! Ce n'est pas parce que nous avons la chance -et le luxe- d'avoir à notre disposition des huiles essentielles de qualité et des diffuseurs adaptés que nous devrions perdre tout bon sens !

 

Une pièce de vie a besoin d'oxygène et d’ions négatifs pour que notre atmosphère soit saine. Avant de se précipiter sur des huiles essentielles, pensons -quand les conditions sont réunies et le plus régulièrement possible- à aérer nos maisons, appartements, bureaux,… Ensuite une ou des huiles essentielles pourront être utilisées (à bon escient) pour générer une atmosphère de qualité, propice au calme, à la concentration, à l'intimité,… 

 

Une lecture... essentielle !

Pour aller dans cette voie du bon sens je vous recommande vivement le petit ouvrage de Fencienne et Benoît Saint-Girons : "Le choix des huiles essentielles" (éditions Jouvence). Il est clair, pratique, plein de bon sens… mais aussi d'humour et de culture. C'est agréable ! Les auteurs ont une vision vraie de l'aromathérapie. Et leur répartition en catégories des huiles essentielles est une excellente clef pour faire un juste usage des huiles essentielles.

 

À ce jour il y a environ 300 huiles essentielles répertoriées. C'est beaucoup ! Voire trop… Cela profite à des gens peu scrupuleux qui vont mettre en exergue telle huile essentielle parce qu'on aura découvert qu'elle a un élément chimique ou une hormone végétale qui fait "rajeunir", "maigrir"…  Hors cet élément ne représente peut-être que 10 ou 15 % des propriétés de cette huile. Et que les 90 % restants sont déjà des propriétés présentes dans des huiles essentielles plus courantes. Alors, à quoi bon ce gaspillage ?

 

Ici les auteurs ont formé deux catégories, l'une de 8 huiles essentielles "généralistes" et l'autre de 12 huiles "spécialistes". Ce classement est le fruit d'observations, de mises en pratiques, de résultats de ventes,… et, bien que subjectif, il est de grande valeur car il permet d'envisager une petite "pharmacie" très pratique d'environ une vingtaine d'huiles essentielles seulement. Ensuite il appartient à chacun d'individualiser ces catégories en fonction de ses besoins propres et d'en retirer et/ou d'en rajouter selon.

 

L'aromathérapie (ou aromatologie) en Naturopathie

La naturopathie est censée mettre en pratique les 3 hygiènes fondamentales : alimentaire et d'élimination, d'exercice physique et de relaxation. Pour mettre en pratique ces hygiènes, il est possible de s'aider de techniques dites "mineurs", dont la phytologie fait partie. Elle est le juste usage des plantes et remèdes offerts par les forces de la Nature à l'Homme. Elle comporte trois grandes parties : l'usage des draineurs, celle des fleurs de Bach et des élixirs floraux et, enfin, celle des huiles essentielles ou aromatologie.

 

Pour respecter ces dons précieux offerts par la Nature aux Hommes sachons en faire un usage juste et bienveillant.

C'est l'esprit qui anime l'aromatologie appliquée. Cet article est un modeste hommage au "père de la médecine", Hippocrate de Cos (~460-377 av. Jésus-Christ) qui enseignait et mettait en pratique : "Que la Nature soit ton seul remède".

Marc Le Vacon


Ipomée, fleur & élixir floral de la Naturopathie

L'Ipomée (Ipomea purpurea) fleurit longtemps (du printemps à l'automne). Elle peut être bleu ciel, rose, rouge ou pourpre. Ce qui nous intéresse ici est d'explorer sa signature en tant que quintessence (ou élixir) florale. La qualité essentielle de l'élixir floral d'Ipomée est d'encourager à la tonicité, à l'éveil, à la joie. Cet élixir est celui de la vitalité : mot clef d'une Naturopathie vivante !

 

Le but de cet élixir est d'aider à remettre en question et à transformer nos mauvaises habitudes et comportements figés ; surtout lorsqu'ils sont liés à un mode de vie déséquilibré.

D'où viennent ces "habitudes" ? Elles sont les fruits pourris des conditionnements reçus par la société consumériste actuelle, l'éducation, la méconnaissance des lois de la vie, la publicité qui veut réduire l'individu à l'état "d'oie consommatrice".

 

Cet élixir floral est recommandé à ceux dont les rythmes de vie sont perturbés et déréglés : troubles du sommeil, se lever la nuit, se réveiller fatigué, avaler ses repas, ne pas avoir de pratique corporelle, ne pas respirer, être "stressé", ressentir de l'insécurité… Il aide à régulariser les rythmes de la vie quotidienne tels que les repas, les moments de repos et de sommeil, la qualité du lever, les exercices physiques… Il apporte un regain de vitalité et ramène la stabilité nécessaire à un mode de vie sain et équilibré.

 

L'Ipomée conviendra particulièrement aux tempéraments agités, aux hyperactifs, qui ne tiennent pas en place, dont les journées voient se succéder des hauts et de bas et qui dépendent (plus ou moins) de produits toxiques pour atténuer l'excès de stimulation nerveuse. Ce sont des personnes qui oscillent entre l'excitation, l'agitation et l'abattement, la lassitude.

 

L'un des "symptômes" majeur de ces déséquilibres est le "non-stop alimentaire" ou grignotage. C'est une maladie ! Elle est répandue et est un fléau dévastateur pour la santé. Le naturopathe Robert Masson (collaborateur de Marchesseau) parle de "méga-nuisance alimentaire". C'est une agression physiologique majeure que de grignoter : devant un film, en lisant…

 

Généralement cet individu se remplit en permanence (avec avidité) autant de nourritures, de sucres, de sensations gustatives… que d'informations, de savoirs rapides et "faciles" glanés sur le Net où le comportement de "surfer" pousse à picorer (comme la poule) plutôt qu'à comprendre et à penser par soi-même. L'individu s'empoisonne tout seul !

Généralement, dans les causes plus profondes et psychiques, cette personne a peur du vide et se ressent (subconsciemment) à côté de sa vie… sans oser se l'avouer. Plutôt que de se mettre courageusement face au vide, au "manque" de quelque chose, elle va se remplir pour fuir. Elle est un peu "paumée" ! Dans Ipomée on entend "I" (je) et "pomée" (paumé) n'ayant pas le courage d'être soi-même et de suivre sa voie. A un autre degré ce comportement est celui des gens souffrant de boulimie.

 

Alors que l'esprit de l'élixir floral d'Ipomée va dans une toute autre direction. Il tend à équilibrer la force vitale. Il tonifie et régularise l'ensemble du système nerveux. La signature de la plante se retrouve très bien dans son nom anglais : "Morning Glory", qui signifie littéralement : "Gloire du Matin". Ce nom lui a été attribué tout simplement parce que cette fleur s'ouvre tôt le matin puis referme au fur et à mesure que le jour avance.

Le fait qu'elle se referme graduellement au cours de la journée est riche d'enseignement… Elle montre le "bon" mode d'emploi que chaque individu devrait faire de ses journées. Normalement l'individu a le plus de force et de vitalité le matin, au réveil, suite à une nuit réparatrice (c'est à cela que sert la nuit, n'est-ce pas ?… à régénérer le système nerveux). Si l'individu démarre en pleine forme le matin, il est censé avancer dans sa journée en allant vers plus d'intériorisation. Exactement comme le soleil qui mène sa course d'Est en Ouest et qui ira de son lever au crépuscule selon un rythme simple, naturel et sain.

 

Retenez que la pratique de la Naturopathie renouvelée se joue essentiellement le matin… notamment dans l'attention que l'individu va mettre à se lever. S'il se lève trop vite, précipitamment, avec tous ses soucis en tête… alors la journée est d'ores et déjà gâchée. Il y a fort à parier que tous les événements de la journée s'enchaîneront rapidement, qu'il ne prendra pas le temps de respirer, de "souffler", de manger lentement… et qu'il sera plus ou moins incapable de se maîtriser nerveusement, de penser avec lucidité au cours de ladite journée. Quel gâchis ! Autant ne pas se lever.

 

Cet élixir est recommandé à ceux qui se réveillent fatigués, agités, anxieux, qui sont perpétuellement énervés, en tensions, qui souffrent de troubles du sommeil, d'insomnies, qui grincent des dents, qui se rongent les ongles, qui dépendent des excitants (tels que le café par exemple). En positif, il aide à se lever du bon pied (le droit !), avec fraîcheur et clarté, et à conserver force et vitalité tout au long du jour.

Dans le même esprit, l'élixir d'Ipomée aide à se libérer des habitudes de dépendance telles celles au tabac, au café, à l'alcool, au sucre,… mais aussi l'attachement que l'on peut avoir à toutes nos "mauvaises habitudes" (qu'elles soient physiques et/ou psychiques) en général. Il aide à voir la vie de manière plus claire ; en quête d'équilibre avec les rythmes naturels et vrais.

 

Pour terminer sur la merveilleuse Ipomée je vous partage le travail hautement inspiré d'une grande dame française, Mira Alfissa, dite "La Mère", qui était la compagne de Sri Aurobindo (Auroville, Inde). Elle a livré ses perceptions subtiles et poétiques (mais néanmoins bien réelles) de multiples fleurs dans un livre inspiré : "La signification spirituelle des fleurs". Pour chaque Ipomée -selon sa couleur et sa variété- elle donne une interprétation inspirée. Ainsi, l'Ipomea lobata (rouge vif) est la soif d'apprendre ; l'Ipomea carnea (blanc à rose pâle) invite à la gratitude (antidote majeure de l'avidité consumériste) ; enfin, l'Ipomea horsfalliae (magenta intense) représente la pensée héroïque, à la conquête de l'inconnu, sans crainte des difficultés et des incompréhensions. 

 

L'Ipomée est une "fleur-symbole" archétypale de l'esprit de la Naturopathie vivante. Un symbole de vitalité et de liberté (face à ses dépendances et faiblesses). Son exemple est à suivre.  Elle incarne les valeurs clefs de cet art de la santé : se libérer des dépendances, ressentir de la tonicité, avancer avec vitalité… et même savoir se lever le matin !

 

Le secret pour vivre la Naturopathie ? Penser à pratiquer un temps de respiration avant de commencer à manger, prendre le temps de mâcher longuement, avoir une pratique corporelle régulière et douce dès le lever…

C’est simple et à portée de mains dès aujourd’hui !

Marc Le Vacon

 

PS : pour mesurer les ravages du grignotage vous pouvez lire "Diététique de l'expérience", de Robert Masson