Jeûner s'impose...

Jeûner n’est pas un acte anodin. Il s’agit même d’un acte qui semble s'opposer à notre nature puisque nos cellules ont besoin d’être nourries pour vivre et faire des réserves. C’est ainsi que Dieu nous a créé.

 

Le jeûne ou cure de détoxination a pour but physiologique de provoquer un bouleversement cellulaire obligeant notre corps physique à s’adapter parfaitement au changement ; au bout de deux à trois jours d’absence de nourriture, le corps s’auto restaure ou s’autolyse grâce aux toxines stockées dans l’organisme depuis notre plus jeune enfance. Tout individu est apte à jeûner, cela requiert quelques précautions au préalable.
Et si le jeûne était aussi un moyen d’aller à la rencontre de soi, de vivre une aventure qui pourrait faire sortir l’être humain de ses habitudes… ?

 

L’appel au Jeûne
C’est comme un rendez-vous que l’individu doit honorer sans l’avoir programmé ; il sait qu’il doit s’y rendre. Il ne s’agit pas d’une envie du moment mais de quelque chose de plus profond qui le met en joie à l’idée d’y aller. Quand, comment, où, importe peu. L’idée mûrit et un beau jour un reportage sur le jeûne est diffusé, une personne témoigne du dernier jeûne qu’elle a vécu ou alors un proche se rend à une conférence sur ce sujet… C’est le moment ! L’envie ressurgit et l’individu se saisit de cet appel à jeûner. Planning, organisation, c’est l’effervescence… super !

Sauf que la peur arrive sournoisement faisant douter notre futur jeûneur. La peur d’avoir faim, de mourir de faim, de faire des malaises (liées aux croyances collectives) ou encore la peur de l’ennui, du changement d’habitudes,…

La peur de jeûner est saine. Elle signifie que la personne est consciente de l’acte qu’elle va faire. Ne pas manger pendant huit jours est impensable dans notre société de consommateurs. Les publicités traitent pour la plupart de nourriture, les émissions de télévision pullulent autour du "bien manger", les magazines se spécialisent, les cours de cuisinent deviennent une mode. À croire que l’homme est un estomac sur deux pattes et qu’il n’aspire qu’à se nourrir de l’extérieur !

 

Vivre le jeûne comme un cadeau fait à son corps est un moyen de réussir son jeûne.

 

Cela nécessite une simple préparation alimentaire d’une semaine avant le jeûne (ce que l’organisateur compétent proposera). L’individu peut de son côté se conforter dans son choix par des lectures et, surtout, rassurer son corps en lui disant qu’il va pouvoir se mettre au repos digestif et qu’il va se purifier en se détoxinant… ouf !

 

Au coeur du Jeûne
Le jeûne se déroule en deux temps, que ce soit pour un jeûne de quatre jours ou de trois semaines ces périodes sont invariables.

Le 1er temps est appelé "passage" ou crise d’acidose.
Ce moment se situe entre le 2ème et le 3ème jour de jeûne. Il correspond à une réaction saine et normale du corps physique puisque ce dernier doit changer ses habitudes. Au lieu de recevoir tranquillement la nourriture qu’il doit digérer et stocker, le corps doit débusquer dans ses propres réserves du glucose pour "survivre" : c’est la détoxination ou autolyse.

En attendant de s’organiser pour cette "mission détox", la crise d’acidose se manifeste par une fatigue (il n’a plus de carburant !), une sensation de faim, des maux de tête, des nausées, une réapparition de maux antérieurs, un petit coup de blues,… Ceci est toujours momentané et propre à chaque individu. C’est un très bon indice pour mesurer sa Vitalité. Le corps physique peut enfin s’exprimer et l’individu prend conscience de son état réel !

Je précise que l’individu est un Tout et qu’il est constitué de différents corps subtils (dont le corps de la vitalité), interdépendants les uns des autres. Mais dans le cas d’un jeûne, il y a un ordre et la purification commence par des symptômes du corps physique, d’où ce premier temps…
Ce moment est particulier, il s’agit d’un rapprochement qui se crée entre le corps et la pensée.
L’individu s’interroge sur son état, prend note de ses "souffrances" en menant une enquête sur son mode de vie. Il s’interroge sur ses habitudes alimentaires, ses dépenses physiques, son état nerveux, etc…

Il devient un chercheur de "santé".

Le 2ème temps pourrait s’appeler "l’écoute de Soi".
Le corps physique, étant calmé et rassuré d’avoir été (enfin !) entendu, l’individu est donc plus disponible à la connaissance de ses plans subtils (éthérique, astral et mental). Et oui, le temps s’expanse lors d’un jeûne laissant la place à l'essentiel (pas de courses alimentaires, pas de préparations culinaires,…).
La nourriture prend une autre forme : respirer à plein poumon et savourer la chaleur du soleil et le calme intérieur.


Il s’agit de ressentir toute la place dont on dispose à l’intérieur de soi. Cette place peut laisser passer un ressenti de gratitude pour le simple fait d’exister mais aussi une sensation de vide intérieur. Ce vide est habituellement comblé par une consommation extérieure qui remplit l’individu, le conditionne et le leurre… La nourriture absorbée sans faim et/ou conscience, les sentiments et relations affectives inauthentiques, les soucis familiaux, le travail et les loisirs trop prenant, les achats compulsifs sont autant de maux réels que des invitations à s’améliorer.

Pendant le jeûne, la clarté de l’esprit s’aiguise et les solutions se trouvent dans la simplicité et la lucidité (pas de place aux mensonges ou à la manipulation de l’ego !!). L’individu se trouve enfin face à lui-même, seul responsable de ses actes et peut -avec volonté et discernement- choisir son chemin.

Le ressenti de détermination crée une sensation d’unité de Soi, de conscience de Soi entre le corps, le cœur et l’esprit : l’individu se respecte davantage.
Cela peut l’amener (s’il ne l’a pas déjà fait) à prendre le temps et le soin de se questionner sur ce que les mots "sacré", "Esprit",… lui évoquent et qu’il serait opportun d’accroitre ses connaissances là-dessus et, aussi, de reconnaître l’Amour qui le constitue et qui l’entoure.

Le premier repas pris au bout du 7ème jour de jeûne en témoigne et est un moment Sacré. Le silence s’impose naturellement. La première bouchée dégustée est remplie de conscience et de gratitude envers le Créateur et sa Création ; c’est un ressenti absent de notre société (hormis pour l’être en démarche intérieure). L’émotion est intense : les rires, les pleurs, les compréhensions puis les résolutions de chaque participant sont partagées.

 Manger c’est SACRÉ, c’est de la JOIE !

 

Epilogue du Jeûne
Jeûner est un moyen de se purifier et de mettre de l’ordre en Soi. Le corps physique est maintenant "propre" ; une nouvelle hygiène alimentaire est à mettre en place.
Les deux semaines qui suivent l’expérience du jeûne sont essentielles et demandent d’effectuer un suivi alimentaire spécifique (pour ne pas retomber dans ses travers antérieurs). Puis des règles de bon sens (comme éviter certains mélanges alimentaires, par exemple) sont à respecter pour éviter de se sur-intoxiquer.

Le jeûne demande de la détermination, du courage et de l’affirmation de Soi -non pas pour la reconnaissance extérieure- mais pour la reconnaissance du Bien que l’Homme porte en lui. Il apparaît un sentiment de dignité amené par la victoire d’avoir pu se maîtriser, ce qui procure ensuite une joie profonde de partager son expérience, ses compréhensions et ses transformations.

Véronique Lacauste

Naturopathe - Organisatrice & animatrice de jeûnes


Jeûne ou monodiète... que choisir ?

Les toxines s’accumulent en nous par toutes sortes de vecteurs : mauvaise alimentation, rythmes artificiels, stress, pollutions électromagnétiques… Elles viennent encrasser notre organisme qui se fatigue et s’use de surcroit.
Il est nécessaire pour rester en vitalité, de nettoyer son corps de ces poisons (ou encrassements). Ces cures de détoxination favorisent l’élimination de ces toxines (ou poisons) en stimulant les émonctoires (reins, intestins et foie, poumons, peau).

Mais, il y a un temps pour chaque chose… Le rythme des saisons est là  pour nous indiquer le "bon moment". Le tout est d’y être attentif ! C’est la raison pour laquelle les jeûnes que nous organisons ont lieu soit au printemps, soit en été voire au tout début de l’automne. Le corps est plus disponible à l’élimination en ces périodes.
 
Sachez qu’il y a toujours un temps de préparation avant un jeûne ou une monodiète. Il serait erroné de jeûner du jour au lendemain ou bien de reprendre l’alimentation sans précaution ! Le corps a besoin de transitions pour intégrer ces changements. Retenez qu’une période d'une semaine de jeûne nécessite environ une semaine de préparation et deux semaines de reprises alimentaires.

Le jeûne
C’est la porte royale pour se détoxiner et nettoyer en profondeur toutes les cellules du corps. Les cellules s’autolysent et s’autorestaurent au bout de 3 jours de jeûne. C’est pourquoi, il est recommandé de jeûner plus de 4 jours pour en avoir les bienfaits physiologiques. Retenez qu'il est essentiel de mettre complètement son organisme au repos en s’extrayant de son mode de vie (sa maison, ses habitudes...). Nous recommandons de jeûner avec un accompagnateur expérimenté qui proposera des activités appropriées à une bonne détoxination !

Enfin, le jeûne est un excellent indicateur de vitalité physique et mental. Il est important que la personne se sente "appelée" à jeûner sans aucune influence extérieure.

La monodiète
Comme son nom l’indique, il s’agit de consommer qu’un seul type d’aliment pendant le repas (pomme, raisin, riz…). Cette cure se réalise de manière plus lente que le jeûne tout en assurant une mise au repos du système digestif. L’aliment consommé ne demande pratiquement aucun effort de digestion car il est "mono-".
La monodiète s'adresse à un large public et peut se vivre chez soi tout en continuant ses activités. Elle nécessite néanmoins des moments de repos. Lâcher complètement l’apport alimentaire peut engendrer des peurs, c'est pourquoi la monodiète est une excellente mise en bouche (!) pour expérimenter le jeûne...


Les bienfaits de ces pratiques :

  •     cure de jouvence pour le corps
  •     regain de vitalité pour repartir du bon pied !
  •     prise de conscience de son état réel de santé et de solutions pour y remédier
  •     changer son rapport à la nourriture
  •     aller à l’essentiel…

Véronique Lacauste
Naturopathe - organisatrice de jeûnes et de monodiètes


Un stress ou des stress ? Stress ou adaptation ?

Une image de... bonheur ?
Une image de... bonheur ?

La notion de "stress" est galvaudée, détournée... et elle sert de bouc-émissaire (un peu facile !) à nos problèmes, doutes, souffrances ou diverses somatisations...
La notion de stress part du travail du médecin endocrinologue, Hans Selye (1907-1982). Il a mis en évidence le Syndrome Général d'Adaptation.

Cette notion a été déviée pour devenir le "stress".


Hors, pour le Dr Hans Selye, ce n'est pas la contrainte extérieure qui est nocive en soi, mais bien la réaction de l'organisme et de l'individu à cette contrainte.

Il est facile (voire peu adulte et responsable) de dire que le problème (ou "mal") vient des événements. C'est mettre la faute et la cause à l'extérieur, hors de soi.

 

En faisant cela nous risquons deux conséquences néfastes :

  • la première est de soutenir que le problème ne vient pas de nous : "j'y suis pour rien". Cela nous empêche de devenir responsable de ce qui nous arrive.
  • la seconde est de maintenir la croyance qu'il nous arrive de "bonnes" et de "mauvaises" choses.... c'est très relatif ! Un "bon" événement peut devenir source de grande souffrance un jour suivant (une rencontre amoureuse qui devient une rupture douloureuse). Tout comme une difficulté peut devenir une leçon, voire une force, a posteriori... Mais voilà ! En gardant une vision erronée du stress on s'empêche de comprendre que cette notre réaction au stress qui, elle, est juste (bonne) ou nuisible (mauvaise). Selon la qualité de nos réactions nous aurons des conséquences qui en découleront.

Si notre réaction est posée, focalisé sur les solutions, affirmée, respectueuse... alors nous aurons un "bon stress", de bons réflexes, de la vitalité, de la gratitude... A contrario si nous réagissons avec peurs, hontes, colères, déni, agitation, fuite, mensonge.... alors nous plongerons dans le "mauvais stress". Il s'ensuivra de multiples conséquences, somatisations négatives, comportements erronés, erreurs...

Les Trois degrés de stress

Pour Hippocrate chaque maladie doit être soignée en allant chercher "la cause de la cause de la cause". C'est arrivé à ce dernier degré (et pas avant !) que la maladie peut être guérie véritablement. Le premier degré est relié à la recherche des causes physiques, le second correspond aux causes énergétiques et psychiques (émotions, pensées…) et, le dernier degré est relié aux causes spirituelles ou existentielles.

  • le premier degré est plus "aigu" = c'est l'arrivée d'événements inopinés (positifs ou négatifs)
  • le second degré est plus "constant", voire "chronique" = ce sont les événements quotidiens, dans le sein du travail, ou, encore, qui surviennent par la pollution (dérèglement climatique...)
  • le troisième est plus "profond" = ce sont les questionnements (ou doutes !) existentiels : qui suis-Je ? qu'ai-Je à faire sur cette Terre ?.... Ce sont les stress existentiels. Ne pas chercher à y répondre, ni connaitre -dans une certaine mesure- son but de vie... nuit gravement à la santé.

Stress personnel ou stress collectif ?

Sur le second, plus "collectif", nous n'avons pas directement de prise ! Il faut le voir et le reconnaître.

A quoi est-ce que cela sert de se plaindre du temps qui passe ? de la météorologie ? de la "crise" ? et ainsi de suite... C'est vain et nuisible. Cela cache un refus de se transformer soi-même et une attitude de victimisation.

Quant au premier stress (et qui concerne notre vie personnelle) nous avons prise dessus ! C'est nous que cela touche, que cela concerne, que cela affecte,.... C'est ici que nous pouvons utiliser les hygiènes de la Naturopathie. La principale -de nos jours- étant l'hygiène nerveuse (rythmes de sommeil, relaxation, exercice de concentration, de calme, respiration...), associée à l'hygiène de l'exercice physique.

 

Alors ne cherchez plus jamais de remèdes anti-stress... c'est inutile et même inadapté ! C'est une logique allopathique. Le stress n'est "que" le révélateur de notre capacité à nous adapter à un événement. Il ne faut pas le faire disparaître mais bien faire preuve d'une excellente capacité d'adaptation et se remettre en question ; c’est gage de vraie vitalité.

Marc Le Vacon


Qu'est-ce qu'un "naturopathe-vitaliste" ?

De nos jours le mot "philosophie" a perdu tout son sens. Dans les temps antiques le philosophe cherchait à comprendre le monde grâce à sa pensée. Il explorait le sens de la Vie, le rôle de la Nature, la volonté des Dieux… pour comprendre le sens de la vie sur Terre.
"Des mots, des concepts, rien que des idées !" s'exclame le matérialiste moderne qui ne veut pas penser et qui préfère vivre en consommateur pour oublier que sa vie va à vau-l'eau et qu'il erre comme une "âme en peine" sur la Terre.

Et pourtant ! La Naturopathie est une idée avant d'être une méthode…
La Naturopathie est une "philosophie-pratique". Elle se nomme le "vitalisme".

Le Naturopathe est donc (normalement...) un vitaliste

 

Qu'est-ce que le Vitalisme ?
C'est une approche dynamique de l'être humain et de sa santé. Cette force dynamique est celle de la Vie. L'affirmation du vitaliste est simple : le principe de la Vie est celui qui commande et qui est à l'origine de l'existence même de l'être humain. Cela semble théorique ou abstrait ? Et pourtant…

 

Et pourtant… comment expliquer la guérison d'une côte fêlée ou cassée, sans qu'elle soit plâtrée ? D'une plaie qui cicatrisera sans médicament ni acte chirurgical ? Les exemples pourraient se décliner à l'infini. Pourquoi ces exemples (si simples) provoquent-ils tant de railleries voire d'agressivité de la part de scientifiques ou de médecins !? Ont-ils peur de la justesse de ces observations ?


Et pourtant encore… la philosophie du vitalisme s'oppose à celle qui tyrannise notre société "moderne" : le matérialisme. Pour l'adepte du matérialisme la vie découle de la matière. Les phénomènes physiques et les réactions chimiques donnent naissance à la vie. Il va même jusqu'à croire que ses pensées sont des sécrétions produites par son cerveau (!).

Dans ce même esprit il adhérera au darwinisme, au microbisme de Pasteur, ou à l'athéisme (par exemple). La philosophie matérialiste génère des comportements qui lui sont spécifiques. Il s'exclamera : "après moi le déluge !"... puisqu'il ne croit qu'à la matière il estime qu'il disparaîtra avec la mort de son corps.

Naissons-nous "vitalistes" ?
"Oui" et "non". "Oui" car nous sommes, au départ, des êtres plutôt "innocents", au plus proche du Ciel et de la Terre-Nature. Mais la réponse est aussi "non" puisque nos habitudes familiales, nos faiblesses et/ou erreurs vont nous éloigner plus ou moins rapidement du vitalisme.
Par le fait de notre éducation, nous sommes tous des matérialistes ! De surcroît nous ignorons, plus ou moins, que nous sommes atteints de "matérialisme". Hors, au regard du vitaliste-naturopathe, le matérialisme conduit à la maladie. Puisque le matérialiste ne croit qu'à la matière il pensera que sa santé physique dépend de la matière, de la chimie, des phénomènes électriques. Il raisonnera alors en consommateur. Il pense que son énergie (pour bouger, travailler, se reproduire…) dépend des aliments qu'il ingère, de l'air qu'il respire, de l'eau qu'il boit… Même en mangeant en grande quantité, ce n'est pas ainsi qu'il aura plus "d'énergie" (c'est même tout le contraire !). Il aura des symptômes de saturation, des sensations de lourdeur, de la somnolence après le repas, le ventre plein, des difficultés de concentration…

De plus le matérialiste pensera que les symptômes qu'il ressent (lorsqu'il tombe malade) sont la maladie ! Il confond la maladie avec les manifestations de celle-ci (fièvre, douleur…). Il arrivera à la conclusion qu'il faut faire disparaître les symptômes… ce qui ne résoudra jamais la cause qui l'a fait choir dans la maladie. Il utilisera les médicaments chimiques et les procédés mécaniques pour arriver à ses fin. Avec ce comportement c'est surtout à sa fin qu'il arrivera !

 

Le vitaliste sait que la Vie précède à tous les phénomènes corporels, naturels… Il peut l'observer en contemplant la Nature. Les forces vitales y sont omniprésentes. Cette observation donne naissance à une compréhension de la Nature et à un ressenti d'émerveillement, de gratitude pour sa beauté, sa générosité, sa diversité.
C'est avec une telle attitude que le vitaliste avancera dans sa compréhension de l'être humain, de sa physiologie, de ses rythmes, de sa santé… Il percevra que la fatigue, les troubles de l'humeur et/ou du comportement, la maladie sont des indices qui montrent que la force vitale de l'individu a été affaiblie, déséquilibrée, dévoyée. Les causes sont multiples : physiques, émotionnelles, "stress", environnementales, consuméristes, perte du sens de la vie…

À partir de ce constat il cherchera à rétablir la circulation de cette vitalité. Au départ il estimera la vitalité restante en l'être humain puis il déterminera comment la stimuler (par la mise en pratique des hygiènes clefs* et avec l'aide de certaines techniques complémentaires si nécessaire).

 

Le Naturopathe est un "philo-vitaliste-pratique"
Le naturopathe a comme première responsabilité d'évaluer pour lui-même quelle place occupent les philosophies du matérialisme et du vitalisme dans sa vie ! Sans cela il sera un naturopathe matérialiste croyant travailler pour la vie. Ce serait une grave illusion. Il se déclarerait "naturopathe" tout en désirant vivre dans un confort de vie indécent en terme "vitaliste". Comment entretenir la vie en soi et chez autrui si, par ailleurs, nos habitudes de consommation détruisent intensément cette même vie !?! Oups...
Prendre la voiture là où il est possible de se déplacer en vélo ou en transport en commun, utiliser le téléphone portable alors que sa nocivité est incontestable, croire en des produits miracles (des "patchs miracles") au lieu de soutenir les forces vitales de l'individu. Toutes ces attitudes sont matérialistes et s'opposent au vitalisme et donc à la juste mise en pratique des méthodes de la Naturopathie. C'est une trahison de l'esprit de la Naturopathie.


Le principe du vitalisme doit animer toute la vie du naturopathe ! Sa manière de penser, d'aimer, d'agir… doivent s'imprégner de vitalisme. Sa première -et unique- préoccupation en toute chose doit être la Vie.

En quoi ce que je fais, décide, exprime, entreprends… soutien la Vie, ou pas !?
Telle est sa question clef et qui lui servira de boussole pour faire ses choix de vie.

Alors le naturopathe pourra aussi, et à juste titre, se déclarer philosophe… dont l'aspiration la plus haute est de connaître, respecter et soutenir la Vie par tous les moyens.

Marc Le Vacon
* Les hygiènes majeures ou clefs sont les hygiènes alimentaire & d'élimination, activité physique, nerveuse.


Et si chacun était son propre remède ?

Ma formation initiale est celle de pédicure-podologue. Je me suis intéressée très tôt à l’être humain dans sa globalité puisque nos pieds supportent, toute la journée, notre masse corporelle !
L'apprentissage de la réflexologie plantaire a été une première prise de conscience profonde que tout est lié dans notre organisme. L’influx nerveux part d’un endroit précis de notre corps (organe, système, articulation,…) pour se propager dans une zone "podo-réflexe".
Ensuite je me suis intéressée à la posturologie ou étude de la posture (très en vogue chez les podologues !). Cette approche a un lien direct avec la répartition des appuis plantaires. Je commençais à toucher l’Homme dans son ensemble !

En plus de douze années d’expériences de soins, j’ai vu beaucoup de patients dont les motifs de consultation étaient souvent récurrent tant au niveau ostéo-articulaire et musculo-tendineux (maux de dos, contractures, blocages, crampes, entorses…) qu’au niveau viscérale (ballonnements, mauvaises digestions…) sans oublier ces terribles migraines qui gâchent l’existence juste le jour où il fallait être en forme… Pas de chance !?

Derrière tous ces maux (mots) se cachait systématiquement :
• un stress énorme (soucis personnels, boulot trop prenant et/ou ambiance déplorable, compétitivité,…)
• une mauvaise alimentation ou, si acceptable, prise en 5 minutes sur le pouce !
• une hygiène corporelle délaissée voir inexistante (pas -ou trop- de sport, peu de sortie en nature ou détente quelconque hors TV !)
• un cocktail de médicaments qui endormait le mal pour un temps si tant est que cela puisse marcher

Dans tout cela, je devais trouver le "remède miracle" en confectionnant des semelles orthopédiques parfois agrémentées de séance de pédicurie… Le summum, selon la conscience du patient, était alors une séance de podo-réfléxologie !

Je me suis alors tournée vers une école de Naturopathie de la région parisienne. L’apprentissage était exclusivement fondé sur l’alimentation et les remèdes naturels. J’ai pu apporter certains soulagements à mes patients mais cela ne me satisfaisait pas. Le patient ne se remettait jamais en question puisque sa béquille était toujours le remède certes naturel mais dont il dépendait. Entre la complexité de la phytothérapie, l’organothérapie, l’aromatologie, l’homéopathie je me noyais dans cet univers ! Je me restreignais dans le monde de la matière. Je prenais conscience que l’Homme était un être subtil doté d’une grande sensibilité et de capacité à se transformer sans chimie…

Je continuais ma quête en suivant une formation en soin énergétique. J’abordais enfin l’ÊTRE dans sa globalité selon des méthodes ancestrales chinoises et ayurvédiques très structurées. Ce que j’aimais c’était faire les liens entre le physique et le psycho-émotionnel, chercher l’origine du mal et le mettre en lumière. Je me rapprochais de mon but : cette quête globale de l’homme.

C’est à ce moment-là que du rôle de "soignante" je me retrouvais dans le rôle de "soignée"… et le "burn out" est arrivé. Pourtant je mangeais "bio", je faisais du sport, je n’étais pas médicamentée mais j’accumulais une fatigue chronique associée à une hyperactivité liées à un stress refoulé. La vie que je menais ne respectait pas les principes pour garder une Vitalité et une vie épanouie. J’ai alors fais des choix en vendant mon cabinet, en déménageant de la région parisienne vers l'Est, en m’offrant du temps libre pour savourer la Vie en pleine conscience et aller à l’essentiel…

Ce que je souhaite témoigner par mon expérience c’est que l’être humain a perdu sa logique en se victimisant et en se déresponsabilisant de ce qui lui arrive. Il va alors chercher à l’extérieur le "Remède" pour se soigner. Ce qu’il oubli c’est qu’il "EST" la solution à son mal ! Nous avons tous cette capacité de garder la santé en connaissant nos limites et en respectant notre biorythme qui est propre à chacun et en s’interrogeant sur notre "mal-a-dit" physique et/ou psycho-émotionnelle.

V. Marchesseau est un "père fondateur" de la Naturopathie. Il a mis en évidence trois hygiènes principales pour garder la vitalité : hygiène alimentaire & d’élimination ; hygiène nerveuse ; hygiène de l'exercice physique. Il ne tient qu’à nous de les respecter. C'est plus simple que ce qu'on peut parfois imaginer... ou craindre !

"Être son propre remède", est une question d’équilibre. Cela demande du courage pour changer sa manière de penser, de vivre et s'ouvrir au potentiel infini dont on dispose en soi. Il attends "juste" nos efforts. Alors… à votre Santé !

 

 Véronique Lacauste
Naturopathe 



La bouillotte, une amie qui vous veut du bien...

Lorsque le froid survient à l'orée de l'automne et de l'hiver, la chaleur estivale du soleil est déjà loin... Rappelez-vous les  doux  rayons du soleil et le bien être que cela procurait… Et bien je vous présente la star de l’hiver, celle qui vous apportera bien-être, réconfort et vitalité : la bouillotte.

Et "non" ça n'est pas une nouvelle star, loin de là ! Les vertus simples et efficientes de la bouillotte (et plus généralement de la chaleur) sont connues depuis la nuit des temps. Chacun le sait bien : lorsque l'on se cogne accidentellement le réflexe est de poser sa main sur la zone douloureuse ainsi la chaleur et le contact génèrent un apaisement rapide. La bouillotte est une même amie, chaleureuse.

Elle se présente aujourd'hui essentiellement sous deux formes :

  • la bouillotte traditionnelle en caoutchouc qui se remplit d’eau chaude. Sa restitution de chaleur est de  plusieurs heures, ce qui en fait sa grande efficacité.
  • la bouillotte sèche en tissu remplie de noyaux de cerises ou de graines végétales (épeautre, colza, blé, riz,…) que l’on chauffe au four traditionnel ou au micro-onde. Sa restitution de chaleur est plus limitée de 1 à 2 heures environ.

Quelque soit sa forme, retenez qu'une fois chauffée vous pouvez la serrer contre vous… le réconfort est immédiat ! Pour la bouillotte en caoutchouc -si il n’y a pas de tissu vendu avec- pensez à l’envelopper dans une serviette éponge pour éviter tous risques de brûlure (et ce même à travers vos vêtements).

Quel est le principe essentiel de la bouillotte ?
Il est fort simple : elle réchauffe le corps. Physiologiquement, la chaleur entraine une augmentation de la température du corps par activation de la circulation sanguine et une dilatation des vaisseaux (c'est la vasodilatation). Les échanges intracellulaires (eau, nutriments, oxygène) sont facilités ; ainsi  le corps travaille dans de meilleures conditions ce qui accroît sa vitalité. En serrant contre vous la bouillotte vous participerez au maintien de votre santé naturellement. Plus vous l’utiliserez et plus votre corps vous remerciera…

Dans quels cas utiliser la bouillotte ?
Chaque endroit du corps peut être choisit de manière spécifique en fonction des besoins.

  • Ainsi, pour assurer une bonne digestion et une meilleure élimination, vous pouvez l'appliquer sur la région du foie, de la vésicule biliaire, du pancréas, de la rate, des reins et/ou encore des intestins.
  • Pour apporter du réconfort et de la détente après une journée difficile (de stress) et dénouer les tensions psycho-émotionnelles, vous favoriserez la zone de la nuque, du dos et du plexus solaire.
  • Quant à vous mesdames, pour les petites tensions en milieu du cycle menstruel, vous pouvez l'appliquer sur le bas ventre et la zone lombaires (bas du dos).
  • Pour le syndrome "des  femmes aux pieds froids" (fort répandu) il suffit, avant d’aller se coucher, de placer la bouillotte au fond du lit  (votre compagnon vous en sera gré !).
  • Pour les tendinites et tensions musculaires il est possible de l'appliquer localement et spécifiquement aux endroits douloureux.
  • Pour les petits enfants qui ont des difficultés à trouver le sommeil il existe des "bouillottes-peluches" très efficaces. L’enfant pourra serrer dans ses bras la peluche comme un doudou cela l’apaisera profondément.
  • Enfin, elle peut aussi être utilisée au cœur des actes simples de la vie quotidienne. Pourquoi aller se coucher dans un lit froid alors qu'il est possible de le réchauffer à l'aide d'une bouillotte (notamment à l'endroit où notre bas du dos -zone rénale- se posera) ?
  • Mais aussi lorsque nous lisons et/ou que nous nous concentrons nous avons besoin d'énergie pour aller au cœur de notre lecture et/ou de notre étude. Là encore la bouillotte, placée sous les pieds par exemple, peut nous réchauffer avantageusement et nous laisser disponible à notre effort de pensée.

Il n’y a pas de restriction à l’utilisation de la bouillotte. Evitez toutefois (et c'est du bon sens !) les lésions ou plaies suintantes, ainsi que les varices proéminentes. Retenez que, globalement, l'usage de la bouillotte est ponctuel et qu'il ne se soustrait jamais à l'avis d'un professionnel de la santé et/ou de la médecine.
Alors à vos bouillottes car là où il y a de la chaleur il y a de la vie…

Véronique Lacauste